Parler du jeu Tony Hawk Pro Skater pour le format des 100% Playstation de la chaine d’Edward ? Je me suis dit que j’allais probablement me faire chier, mais bon, c’était toujours un job à prendre. Pourtant, j’étais loin de me douter que j’avais entre les mains de l’or en barre pour en faire un script énorme !
Alimenter son imagination
Alors, qu’on soit bien claire : j’aime cette licence. Mais on est d’accord, pour parler d’un jeu de skate composé de 9 niveaux à faire en boucle avec 10+1 persos (y’en a un bonus, ce qui a nourri le scénario), j’allais avoir besoin d’imagination, de beaucoup d’imagination.

Parce que de base, ça aurait donné quoi ?
Intro, présentation du jeu, des niveaux, des persos. Une petite partie sur les anecdotes autour du développement et du studio Neversoft derrière le titre. En parallèle, Arnaud réalise le 100% et bute à l’un ou l’autre moment, et c’est plié.
La narration n’aurait été qu’un maigre support pour présenter un jeu excellent, mais difficile à faire ressentir en vidéo.
Il fallait un twist, quelque chose qui accroche le spectateur et qui relance l’intérêt pour le jeu.
Parce qu’en 15 minutes, j’avais fait le tour en présentant toutes les bases et subtilités du gameplay.
J’avais alors encore 15 autres minutes à combler pour transformer cet épisode en une histoire plus captivante.
Autrement dit, avec la base que j’avais (gameplay, perso, niveau, info sur le jeu, narration autour du jeu), comment pousser les curseurs à fond et en faire une histoire captivante ? Comment transformer ça en quête épique repoussant les limites d’Arnaud ?
L’art d’en faire des tonnes
En parcourant le jeu, et en le finissant moi-même à 100%, j’ai vite réalisé que les développeurs avaient prévu que chaque niveau puisse se compléter d’une traite lors d’une run de 2 minutes. Autrement dit, en une tentative par niveau, je devais faire un +/- gros score et récupérer différents items. Et 2 minutes par stage multiplié par les 9 niveaux, si j’y arrive sans me planter, ça me donnait max 20 minutes pour boucler une carrière.

Dans le domaine du jeu vidéo, c’est ce qu’on appelle un speed run. Aller le plus vite possible pour finir le jeu.
Dans le domaine de l’écriture, aborder les choses de cette manière, ça s’appelle être chiant.
Il fallait transformer ce « simple speedrun » en quelque chose de plus grand et de plus épique. Il fallait transformer ça en quête : celle de la Carrière Parfaite.
Une quête qu’Arnaud devait d’abord discerner.
Au-delà de la présentation du jeu, la première partie de cet épisode a donc surtout servi à amener la compréhension de son véritable objectif final. Arnaud veut alors compléter la carrière d’un perso d’un seul coup en planifiant à l’avance la route optimale à suivre sur chaque niveau. Un objectif qui, de plus, colle parfaitement à ce personnage de l’univers d’Edward ayant un besoin constant de se challenger. Plus le résultat sera impressionnant, plus il sera aux anges.
Cette épiphanie se cristallise dans sa tête lorsqu’on arrive en plein milieu du récit.
C’est ce qui plonge la narration dans une suite de causes et de conséquences amenant à la fin de l’histoire.
Twist final
Une fois l’idée en tête, Arnaud et Edward réfléchissent donc à la manière concrète de réaliser cette carrière parfaite. Ils essayent, se trompent, tentent de nouvelles routes à chaque essai pour atteindre leur objectif.

Sauf que… Ils n’y arrivent pas.
Au dernier perso, ils échouent.
Ce qui m’a permis d’introduire en twist final le perso bonus obtenu durant le jeu : l’Officer Dick, une grosse caricature de policier. Alors que tout semble perdu, il y a donc cette ultime chance qui surgit.
Une façon d’utiliser un élément du jeu pour, une fois encore, renforcer le récit et jouer un peu plus avec les sentiments des spectateurs.
Au moment où tout semble perdu, une ultime chance apparait au dernier moment.

Alors, finalement, Arnaud y arrive-t-il ?
Je vous laisse le découvrir dans la vidéo finale.
La question à garder en tête
Mais en termes d’écriture, tous ces éléments mis à ma disposition m’ont permis de créer une histoire beaucoup plus intéressante qu’une simple présentation de jeu.

La question qui revient alors sans cesse : comment exploiter au maximum toutes les infos que j’ai pour délivrer une histoire la plus captivante possible ? Comment pousser les curseurs à fond pour en faire une histoire épique ?
Ces réponses doivent s’accompagner d’un travail sur l’émotion, mais ça, c’est un autre sujet !
En attendant, si en écrivant vos vidéos, vos scénarios ou vos jeux, vous butez sur ce genre de question.
Si vous avez du mal à trouver un angle original ou à dégager les éléments qui captiveront vos spectateurs / joueurs, je peux vous aider.
Vous pouvez prendre un rendez-vous gratuit via le lien ci-dessous. On discutera ensemble de votre projet et de la manière dont je peux vous aider.